Méthode, sources et limites
Comment Mirath calcule, sur quels textes il s'appuie, et où il s'arrête.
L'ordre du calcul
- On retire des biens les frais funéraires, puis les dettes, puis les legs dans la limite du tiers (art. 647).
- On écarte les héritiers exclus par un parent plus proche (hajb).
- On attribue les parts fixes du Coran : 1/2, 1/4, 1/8, 2/3, 1/3, 1/6.
- Le reste va à l'héritier universel le plus proche ('asaba), selon les cinq classes de l'article 577.
- Si les parts dépassent le tout, on les réduit proportionnellement ('awl). S'il reste un surplus sans 'asaba, on le rend (radd) ou on le laisse au Trésor, selon l'option choisie.
- On ramène tout à une base commune pour que chacun reçoive un nombre entier de parts.
Ce qui change d'une école à l'autre
Hors du champ de cette version
- Le disparu (mafqud) et l'enfant à naître (haml)
- L'hermaphrodite (khuntha)
- Les décès simultanés (noyade, accident)
- Les parents par les femmes (dhawu al-arham), au-delà d'un signalement
- Les empêchements (meurtre, différence de religion) : on suppose qu'il n'y en a pas
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Note sur le Code de la famille du Sénégal
Le Code de la famille (loi n° 72-61 du 12 juin 1972) prévoit deux régimes de succession. Le Titre III du Livre VI, articles 571 à 653, organise les successions de droit musulman.
Selon l'article 571, ces règles s'appliquent aux « successions des personnes qui, de leur vivant, ont, expressément ou par leur comportement, indiscutablement manifesté leur volonté de voir leur héritage dévolu selon les règles du droit musulman ».
Les juges apprécient ce comportement. Dans un arrêt du 3 juillet 2019 (n° 62), la Cour suprême a retenu notamment la prière, le jeûne, la célébration des fêtes et le mariage et l'inhumation selon le rite musulman.
Le Code reprend pour l'essentiel la doctrine malékite : héritiers légitimaires et aceb (art. 572 à 584), exclusions (art. 585 à 595), cas particuliers de la Mushtaraka, de la Malikiyya, de l'Akdariyya et des 'Umariyyatan (art. 638 à 641), legs limité au tiers sauf accord des héritiers après le décès (art. 649 à 653).
Cette note est informative. Elle ne remplace pas l'avis d'un notaire, d'un avocat ou d'un juge.